Incognito /

Une résidence dans les dunes de la côte belge

L’architecte Olivier Dwek resserre les liens entre architecture et nature avec la résidence Zeelied, appelant au grand air et au ressourcement dans les dunes, avec des vues panoramiques sur la mer du Nord.

Bien-être. Le salon de l’appartement au premier étage s’habille d’un canapé Serpentine de Vladimir Kagan et de tabourets Tripod Stool de Charlotte Perriand, posés sur un superbe tapis blanc.

La résidence Zeelied fait partie des projets les plus discrets et sans doute les moins évoqués d’Olivier Dwek, que l’on suit de près depuis quelque temps maintenant. Cette conception est pourtant un petit morceau de bravoure. L’architecte belge parmi les plus créatifs de sa génération continue de transposer la tradition du modernisme et du minimalisme via une approche toujours inédite. Ce bâtiment isolé, à l’apparence d’une villa, est en réalité constitué de trois appartements distincts dans une volumétrie unique. Se dégage quelque chose de secret et d’exclusif dans ce projet, sis dans les dunes, à même le sable, donnant sur la mer du Nord. Mais c’est aussi le credo d’Olivier Dwek dans son langage architectural, artistique et de design d’intérieur, où l’environnement reste au cœur de ses recherches, conjuguant passé et présent, lumière et pureté des lignes.

Œuvres d’art. Les tableaux abstraits de Günther Forg (Patrick De Brock Gallery) s’invitent sur les murs du salon.

Singulier. La table Goutte d’eau en bronze est signée Ado Chale, s’entourant des emblématiques chaises senate-committee de Pierre Jeanneret.

Épuré. En arrière-plan de la salle à manger, le mur de l’espace cuisine est en calacatta, grandes dalles veinées à effets marbre. Harmonieux. La plug table de Rick Owens fait la part belle à la salle à manger, dotée de chaises Typ de Pierre Jeanneret. Les suspensions Beehive d’Alvar Aalto viennent illuminer au centre la céramique de Takuro Kuwata.

Sobriété. Le bardage pré-grisé en mélèze se retrouve dans les différentes pièces : autour de la cheminée du salon, sur un pan de mur de la cuisine, dans la salle de bains et la chambre principale.

Transparence. La terrasse et le salon sont séparés par des murs vitrés, brouillant ainsi les frontières entre l’intérieur et l’extérieur. Des chaises transats invitent à profiter du paysage ensoleillé. Le sol est en pierre autrichienne.

Dialogue avec la nature

Comme de coutume chez ce passionné d’art, les œuvres de grands maîtres s’invitent dans les espaces, poussant même jusqu’à la structure du bâtiment aux allures cubiques dans un jeu de volumes décrochés. Dans cette simplicité formelle, faite de pierre naturelle au ton opalin, la résidence Zeelied embrasse totalement le cadre environnant. La lumière sublime l’aménagement du mobilier et des pièces d’art, quand l’éclairage extérieur habille les façades à la nuit tombée. À l’intérieur des appartements, d’une superficie de 200 mètres carrés chacun, du mobilier signature de Vladimir Kagan, Charlotte Perriand, Pierre Jeanneret, Ado Chale ou encore Rick Owens. Si les espaces de vie sont dotés d’un parquet massif, les terrasses sont en pierre autrichienne. Le virtuose belge continue ainsi d’affirmer sa philosophie du bien-vivre en toute discrétion et intimité dans un cadre rassérénant.

Tout en nuance. L’éclairage dans le hall d’entrée et le rétroéclairage extérieur viennent vêtir d’une couleur bleutée les façades de pierre, embrassant ainsi le ciel couchant.

Paysage. La résidence donne vers l’ouest et le nord-ouest, avec des vues sur la mer du Nord, affirmant cette interaction sereine entre architecture et environnement.

www.olivierdwek.com

Texte par Nathalie Dassa


Les commentaires sont fermés.