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L’art à tous les étages à Knokke-le-Zoute

L’architecte belge Olivier Dwek nous invite à pénétrer dans un appartement de standing où l’art a élu domicile, en plein cœur de la station balnéaire de la mer du Nord.

L’autre salon. Le canapé bleu nuit de René Drouet intensifie l’espace à l’étage supérieur, avec vue sur la mer, composant avec la table basse DC1902 de Vincenzo De Cotiis et la chauffeuse Kangourou de Pierre Jeanneret.

Knokke-le-Zoute… Ses demeures chics, ses galeries d’art, ses plages prisées, ses boutiques du luxe en veux-tu en voilà… Cette station balnéaire en vogue, sise à quelques kilomètres de la frontière entre la Belgique et les Pays-Bas, a acquis au fil des décennies une réputation de lieu mondain. Cadre idéal pour mettre en évidence la passion -si ce n’est l’amour- d’Olivier Dwek pour l’art dans ses conceptions. Car le Seaflower, situé dans un immeuble moderne construit par l’architecte belge Marc Corbiau en 1980, en est un parfait exemple. Cet appartement de standing de 360 mètres carrés s’étend sur deux niveaux, aux quatrième et cinquième étages, avec deux grandes terrasses respectives de 62 mètres carrés et 115 mètres carrés, qui donnent vue sur la mer du Nord. De quoi mettre l’art et le design d’intérieur en ébullition !

Totale osmose

Ce qui impressionne dans ce projet, c’est la virtuosité d’Olivier Dwek à savoir si bien combiner l’espace artistique à la sphère privée comme un seul et même lieu où il fait bon vivre. Ainsi, les œuvres de Jean-Michel Basquiat, Bruce Nauman ou Andy Warhol côtoient naturellement les meubles de George Nakashima, Alexandre Noll et Jean Royère. De même, les créations de Jean Prouvé (issu de la collection de Claude Berri) et de Charlotte Perriand donnent un caractère unique au salon. Quant aux chambres, elles invitent à poursuivre l’exploration avec des tableaux de Tracey Emin ou de Robert Longo. Au-delà de son rôle de « curateur », Olivier Dwek a malgré tout modifié certains éléments, comme l’emplacement de certains murs, et a conçu un superbe tapis opalin à la forme libre pour l’espace de vie. L’art et le design s’épanouissent ainsi dans les intérieurs où la recherche méticuleuse est parfaitement pensée et mise en valeur.

Salon. L’espace est une composition magnifique de détails entre le canapé et fauteuil Ours polaire de Jean Royère, le fauteuil En Peau de Charlotte Perriand et le lampadaire Wharthog de Richard Texier.

Exotique. La collection du salon comprend des objets africains, dont des reliquaires kota du Gabon et une statue baoulé de Côte d’Ivoire, qui figurent dans la bibliothèque dessinée par Axel Vervoordt. 

Salle à manger. La table « East Indian Laurel Frenchmans Cove » de George Nakashima s’harmonise avec les chaises « Library » de Pierre Jeanneret et celle d’Alexandre Noll.

Épuré. L’autre partie du salon joue subtilement avec la lumière et les craquelures de la toile « Lapis » du peintre américain Terry Winters.

Réception. Une invitation au rafraîchissement autour de cette table de bar en marbre, avec ces tabourets hauts de Pierre Jeanneret. Le chandelier B vient de chez Richard Texier et les œuvres murales sont de Brice Marden.

Cosy. Une œuvre de Jean-Michel Basquiat domine la cheminée encastrée, s’accordant avec la table basse Flaque de Jean Royère, le fauteuil En Peau de Charlotte Perriand et les vases de Georges Jouve.

Couloirs. Un tableau de Jackie d’Andy Warhol, une œuvre en papier mâché de Franz West, une animation statique de Bruce Nauman et une toile de Rudolf Stingel habillent les espaces de circulation.

Évasion. L’espace change d’atmosphère et s’électrise avec l’œuvre de Tracey Emin « It Doesn’t Matter My Friend, It Does Not Matter, To Cry Is Beautiful » et l’installation au sol « Ninth Copper Cardinal » de Carl Andre.

Inspiration. La table S.A.M TS 11 et la chaise Tout bois sont de Jean Prouvé, la sculpture Waterways en verre soufflé vient de Ritsue Mishima. Quant au tabouret Stag, placé près de l’œuvre de Tracey Emin, il est signé Rick Owens.

Chambre. Rêver plus haut avec les œuvres de Tracey Emin, Raymond Pettibon, Robert Longo ou Tom Molloy. Le lampadaire en forme d’arbre de Richard Texier revient orner l’espace.

www.olivierdwek.com

Crédit photo Serge Anton
Texte par Nathalie Dassa


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