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Un appart’ à Montmartre : « Ouvrir les perspectives et respirer »

T3-decloisonne-Montmartre-Paris


Dans ce T3 parisien de 52 m², l’idée consistait à décloisonner, et à dissimuler les équipements et rangements pour offrir des espaces lumineux et fonctionnels.

Paris XVIIIe. Sous la houlette d’Aurélie-Anne Vincent, fondatrice de Pixel Architecture, cet appartement ancien a bénéficié d’une rénovation totale. « Tout était cloisonné, explique l’architecte. Notre souhait était d’ouvrir les perspectives, de respirer… » D’emblée, la suppression du couloir génère un accès direct au lieu de vie. Là, un îlot central délimite la cuisine tout en servant de meuble d’entrée. Les cloisons tombent. Déshabillé sur sa partie haute, le mur porteur dévoile sa structure : des poutres qui confèrent un charme atypique au T3. Sur la partie basse – conservée en plein – s’adosse du mobilier. Les équipements et rangements sont le fruit d’une réflexion nourrie. Ainsi, la disparition de la cheminée facilite la création d’un coin bureau et d’étagères.
Dans la chambre parentale, les placards se placent en tête de lit. Avec ses 4 m2, la salle de bains fait l’objet d’un aménagement malin. Une alcôve blottie au fond de la douche porte les savons et shampoings. En bas, une banquette dissimule un bac à linge. Plus haut, le plan du meuble vasque – taillé en biseau – accueille une table à langer. Un grand miroir procure de la profondeur à la petite surface.

T3 décloisonné Montmartre Paris : une idée lumineuse

La volonté de lier les espaces s’est traduite par une unité dans le choix des revêtements, mobilier et matières. Une gamme identique de carrelage en céramique compose la crédence de la cuisine et les murs de la douche. Dans ces mêmes pièces, l’utilisation du bouleau massif sur les plans de travail et des assises contribue également à créer une uniformité. Dans le même esprit, des luminaires et les rideaux se dédoublent en plusieurs endroits.

Procurer un sentiment d’espace pour ce T3 décloisonné

L’impression de volume s’est aussi concrétisée par un apport de luminosité. La création d’une ouverture entre la chambre parentale et le séjour s’est astucieusement accomplie en plaçant les anciennes fenêtres de l’appartement. « Dotées d’un simple vitrage, elles devaient être changées, explique Aurélie-Anne Vincent. Nous les avons réutilisées dans un souci pratique, économique et surtout dans une optique d’unité architecturale afin de ne pas ajouter un nouveau matériau. » Un aménagement qui agrandit les perspectives visuelles et procure un sentiment d’espace. Une autre source de clarté provient du choix des teintes : la palette puise principalement dans le blanc pour les murs, plafonds, mobilier et quelques nuances de gris, ici où là. Du parquet aux différents plans de travail, le bois affiche des tons clairs. Partout, des plantes apportent une touche de couleur et de vie. Agrandir les espaces sans pousser les murs… la formule choisie par l’atelier d’architecture Pixel a accompli son petit miracle sur les hauteurs de Montmartre.


OSSATURE
Dénudé, le mur porteur laisse apparaître les poutres de sa structure. Au fond, le petit meuble TV gris et blanc Dann de Temahome.

GRAND ÉCRAN
Sous l’affiche de cinéma murale, l’ancienne cheminée a été supprimée. Pour libérer l’espace, le poste de télévision a été remplacé par un rétroprojecteur fixé au plafond.


RÉCUP
Le choix de tons clairs se décline sur les murs et plafonds blancs ainsi que sur les larges lames de parquet en chêne huilé. Les anciennes fenêtres de l’appartement ont été réutilisées afin de créer une verrière entre la chambre parentale et le séjour. L’intimité de la chambre est garantie par le biais de rideaux. Au fond, des chaises Tolix A56 en acier brut.

LUMIÈRE
Dans la cuisine, des meubles blancs laqués éclaircissent l’espace. Lampe applique JLD. Suspensions Made accrochées en forme d’araignée.


CARACTÈRE
L’armoire de la chambre d’enfant affirme sa présence par sa teinte bleue et son imposante taille.

OPTIMISATION
Dans la mini salle de bains : la banquette cache un bac à linge et le plan de travail se prolonge en table à langer.


Texte Nathalie Truche
Photos Bertrand Fompeyrine