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Le nano-habitat, une niche !


L’avènement des micro-maisons s’est inscrit dans un contexte marqué par des préoccupations environnementales, une crise financière et le désir d’un autre mode de vie. 

Le phénomène du micro-habitat est né outre-Atlantique après une période de forte hausse de la taille moyenne des résidences principales pour les primo-accédants et de l’augmentation du prix de la construction. L’aube des années 2000 est alors jalonnée par un retour à des surfaces plus accessibles, puis inférieures à 37 m2. La réalisation en 2002 par Jay Shafer – via son entreprise Tumbleweed – d’une habitation sur roues de 9 m2 va définitivement lancer le mouvement Tiny House.

Économiques et écologiques

En France, c’est dans les années 2010 que l’on voit apparaître cet habitat au prix bien plus abordable qu’une bâtisse traditionnelle (entre 15 000 € et 50 000 € pour un modèle de taille moyenne tout équipé). Mobile, transportable ou fixe, la mini-maison séduit aussi par la philosophie vertueuse qu’elle véhicule car vivre petit réduit logiquement son empreinte sur l’environnement. Souvent constituées de bois ou d’autres matériaux écologiques (issus de préférence de filières locales), les micro-habitations peuvent être auto-construites, une solution idéale pour les économes et bons bricoleurs. L’autre option ? Un achat sur plan, en neuf ou occasion. S’ils ne foisonnent pas encore, les fabricants français commencent toutefois à se positionner sur ce marché en pleine croissance.


Mode de vie
L’agence Droomparken est spécialisée dans la location et la vente de tiny houses, un habitat très prisé par les Hollandais.

Éco-responsable
La société française Novablok élabore des constructions artisanales à partir de matériaux bio-sourcés et durables.


Texte Nathalie Truche
Photos © Droomparken, Novablok