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Volumes superposés à Santa Monica


Dans ce quartier résidentiel aux nombreux pavillons, l’agrandissement de cette maison s’est opéré par le haut. L’aménagement paysager a suivi le mouvement et gravi les étages !

Santa Monica Canyon est une magnifique vallée ondulant à l’ouest de Los Angeles. C’est dans un quartier très prisé de cette ville de Californie que vit l’architecte David Montalba. Dans le but d’agrandir sa maison, le professionnel a augmenté la surface par le haut. Avec l’ajout d’un étage, qu’il décrit comme une « boîte flottante », la construction initiale compte désormais 400 m2. L’habitation gagne ainsi en superficie tout en se fondant naturellement dans son environnement constitué de bâtisses historiques et d’autres édifices au look plus éclectique. « Compte tenu de la taille de la parcelle et de celle du quartier, le plus grand défi consistait à ne pas sur-construire et à nous octroyer un certain degré d’intimité avec nos voisins immédiats », explique David Montalba. Pour se créer une bulle d’intimité, l’architecte a joué avec les murs, les vastes persiennes et la disposition en L de sa résidence.

Inspiration suisse

Mêler les espaces intérieurs et extérieurs de sa demeure figurait parmi les priorités du propriétaire. Bâti sur un socle de béton et doté d’une avancée de toit, le nouvel étage semble planer au-dessus du rez-de-chaussée. Pour le design et le choix des matériaux, le profil de la maison s’est largement inspiré de l’architecture sud-californienne et suisse. À compter des années cinquante, sous la houlette de Le Corbusier, le béton apparent s‘est en effet affiché comme un trait distinctif de la culture architecturale helvétique. Ici à Santa Monica, la texture bois s’est invitée pour apporter une note de chaleur.

Poésie urbaine

Conceptuellement, la bâtisse est divisée en deux volumes distincts dont la frontière se matérialise par une bande paysagère. L’agrandissement de la maison s’étant accompli par le haut, la cour a suivi le mouvement ascensionnel et relie désormais les trois niveaux du bâtiment. Au passage, elle diffuse de la lumière à chaque étage. Le plan en L de la bâtisse est centré autour de cette cour verticale et des jardins adjacents disposés en terrasses, pour parsemer le lieu de moments de simplicité et de poésie. Dans un souci environnemental, des plantations locales ont été utilisées le long de la maison pour créer de l’ombre, un peu de fraîcheur et retenir les eaux pluviales. Panneaux solaires, chauffage et refroidissement radiants figurent sur la panoplie des systèmes énergétiques durables déployée dans cette résidence et contribuent ainsi – selon l’architecte – à laisser à une empreinte minimale sur le site.

www.montalbaarchitects.com



Vert en ville
L’espace à vivre jouit d’un rafraîchissant coin de verdure au coeur de la ville de Santa Monica.


1 No limit. Dans l’espace de vie, une large baie vitrée coulissante efface les frontières entre l’intérieur et l’extérieur. 2 Vintage. Un mobilier au look années cinquante a été choisi pour habiller ce ravissant coin lecture.


1 Verticalité. La bâtisse ayant gagné un étage, la cour et ses petits jardins adjacents ont été édifiés en suivant les étages.
2 Apparent. L’habitation est posée sur un socle de béton qui a conservé son apparence brute, dehors comme dedans. 3 Communication. Un meuble fin et largement ouvert crée une séparation très esthétique entre la salle à manger et le salon.


1 Cocon. L’aménagement d’un joli patio sans toit diffuse poésie et lumière aux pièces du niveau inférieur. 2 Horizontalité. Sur la cheminée ou le tableau mural, les lignes horizontales sont très présentes dans ce projet architectural.


1 Lumière en bande. Les rayons du soleil pénètrent dans la salle de bains grâce à un puits de lumière original, conçu tout en longueur. 2 Clarté. La maison se pare principalement de bois clair et de blanc pour optimiser la luminosité des pièces. 3 Trois tons. Dans la chambre parentale, le bois se décline en trois teintes, tissant une ambiance chaleureuse et naturelle.

Texte Nathalie Truche – Photos Kevin Scott