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Vertigineuse villa à Vancouver

Sur la côte ouest du Canada, cette habitation contemporaine s’illustre par ses volumes désaxés : une audace architecturale visant à concilier la topographie des lieux et leur orientation.

D’un point de vue organisationnel, l’étage supérieur forme une sorte de noyau intérieur favorisant  l’intimité d’une petite famille.

Occupant une surface de près de 1000 m², la villa conçue par le cabinet d’architecture McLeod Bovell bénéficie d’une localisation époustouflante, juchée sur un roc de granit à 40 m au-dessus de la mer.  Les volumes ont été établis en fonction de cet emplacement singulier et de la hauteur maximale autorisée par les normes de construction locales. Les concepteurs ont opté pour l’édification de deux niveaux qu’ils ont dotés d’une hauteur étourdissante et d’une géométrie peu commune.

  1. Profondément ancrée dans la topographie du site, la maison se perche sur une falaise de granit qui s’élève à quarante mètres au-dessus du rivage.
  2. La villa a été conçue de manière à accueillir une grande famille dans des ailes situées à l’extérieur.

Une orientation qui désoriente

Le plan des architectes s’est appuyé sur l’orientation distincte et divergente du site : côté sud-ouest, l’horizon et la lumière et côté ouest, la falaise plongeant dans l’océan. Bâtie à partir d’une forme polygonale aux faces irrégulières, la maison pivote autour de ces deux axes spatiaux. Cette étonnante configuration génère, à l’intersection du rez-de-chaussée et de l’étage supérieur, une sorte de “vide” totalement assumé par les concepteurs. Parallèle à ce “vide”, une colonne de circulation met en scène la lumière du jour et les vues verticales. Une conception à la fois familiale et un brin déboussolant, reconnait l’agence canadienne. 

  1. Le bâtiment s’appuie sur un plan polygonal irrégulier de 1 000 m² qui tourne autour des axes ouest et sud-ouest.
  2. Une colonne de circulation se place au centre de la maison pour profiter de la lumière naturelle et des vues verticales.
La terrasse de l’étage supérieur gomme la frontière entre l’extérieur et l’intérieur. Au cœur de l’immense piscine : un solarium et un jacuzzi.

La maison jouit d’une vue à couper le souffle sur la mer des Salish, une zone maritime du nord de l’océan Pacifique.
Bien que séparés, les espaces de vie des clients et de leurs invités sont reliés extérieurement par une terrasse commune.

Un noyau central et des ailes

Pour le couple et ses enfants, qui vivent et travaillent dans le monde entier, la côte ouest du Canada représentait une localisation stratégique pour les retrouvailles. Les clients recherchaient un lieu offrant plusieurs solutions d’hébergement pour les générations actuelles et celles à venir. L’articulation des pièces s’adapte à ce mode de vie : le noyau central de l’étage supérieur préserve l’intimité de la tribu tandis que les ailes extérieures de l’édifice peuvent accueillir un clan familial plus nombreux. Avec ses volumes décalés, ses façades alternant béton apparent et ouvertures vitrées, la maison reflète son environnement : un relief accidenté, imprégné de roche et d’eau.

Les assises Lawrence, créées par Rodolfo Dordoni pour Minotti, sont à l’honneur dans la salle de  séjour du rez-de-chaussée.

Au centre du salon, les petites tables Anish et Song chez Minotti se détachent sur les tapis Dibbets Rim, créant un effet 3D.

https://mcleodbovell.com

Texte Nathalie Truche

Photos Ema Peter


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