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Les mondes éphémères de Mickaël Doucet


Cet artiste peintre blésois, installé à Paris, explore le temps et l’espace dans des compositions picturales où et les intérieurs, l’architecture et les paysages côtoient l’imaginaire et les cultures du monde.

Refuges idylliques, paradis perdus, jardins babyloniens, décors métaphysiques, lieux de villégiature envahis par les mers… Mickaël Doucet maîtrise les scénographies, nous invitant à pénétrer au cœur de ses espaces contemporains sis dans des ailleurs utopiques, mystérieux et étranges, entourés de végétation luxuriante. Peinture surréaliste et figurative, estampes japonaises (de Hokusai à Hiroshige), culture chinoise du XIXe siècle, mythologie (de Zeus à Ulysse), littérature et poésie, les œuvres contemplatives de ce quadragénaire autodidacte sont chargées de références à l’histoire de l’art, de l’architecture et du design, créant savamment des passerelles avec les images modernes d’intérieur.

Fenêtres des possibles

Depuis une vingtaine d’années, le travail de Mickaël Doucet est traversé par les questions de l’espace et ses perceptions, du temps et des sentiments, de l’absence et de la disparition. De grands thèmes qui prennent corps dans ces demeures à nulle autre pareille, dénuées de toute présence humaine mais dont les traces de leur passage se font se ressentir. Ses toiles interrogent avec dextérité la relation intérieur-extérieur, les contrastes, les perspectives, la lumière solaire et crépusculaire, la texture des matières. Le tout magnifié par une superposition de couleurs qu’il puise chez Matisse, son mentor. Chaque série dévoile ainsi son caractère onirique où trône souvent un fauteuil ou une chaise qui convie le regardeur à faire une halte, pour un autre regard sur le monde. De jour comme de nuit.



Source photos ©Mickaël Doucet

Nathalie Dassa