De toutes les options pour habiller sa terrasse, le bois semble la plus folle. Or, des essences et matériaux innovants bravent l’humidité et autres caprices de la météo.

Symbiose. Des lattes d’ipé disposées verticalement prolongent le paysage du Mont-Royal à Montréal, dans cette rénovation opérée par Atelier Chardonnat + Salem Architecture. © Adrien Williams
Éclaboussures, gel hivernal, soleil estival… À première vue, le choix du bois autour d’une piscine ressemble à un pari risqué. Mais à y regarder de plus près, des qualités sautent aux yeux. Traits D’co met en lumière les points clés pour sélectionner les lames qui valoriseront une terrasse en bord de piscine.
Les 3 classes.
Si cinq classes définissent l’usage approprié du bois selon son exposition à l’humidité et aux agressions biologiques, seules les classes 3, 4 et 5 se révèlent réellement pertinentes pour les installations extérieures. La classe 3 suffit pour une exposition sans contact prolongé avec l’eau, mais pour une terrasse de piscine, mieux vaut viser les classes 4 et 5, capables de résister aux éclaboussures et à la pluie.
Les 3 familles.
Trois grandes familles d’essences répondent aux exigences d’un usage outdoor : les bois européens, (pin traité, mélèze, frêne thermotraité…), offrent un bon compromis entre prix et durabilité. Les bois exotiques, plus denses et naturellement résistants à l’humidité, comme l’ipé, le cumaru ou le teck, séduisent par leur longévité et leur élégance, mais leur coût reste élevé. Enfin, le composite, assemblage de fibres de bois et de résines, séduit par sa praticité car il ne craint ni les insectes, ni l’eau.
Les 3 critères.
Avant de choisir son bois, il faut d’abord tenir compte de l’exposition de la terrasse et des conditions climatiques, car elles influencent l’essence et la teinte. Ainsi, un brun profond absorbera davantage le soleil et chauffera davantage sous les pieds qu’un blond doré. Ensuite, l’ambiance recherchée détermine la texture, la couleur et la finition, qu’il s’agisse de créer un environnement chaleureux et familial ou un style plus contemporain et sophistiqué. Enfin, le niveau d’entretien que l’on se sent prêt à assurer guide le choix entre un bois nécessitant un huilage régulier et un composite se contentant d’un simple lavage au savon.

Robustesse. Terrasse composite minéral brossé chêne cérusé de La Parqueterie Nouvelle. La finition brossée rend le bois moins sensible aux chocs tout en soulignant son veinage. © La Parqueterie Nouvelle Déconnecté. Baptisé Camp Baird, ce refuge familial de Malcolm Davis Architecture se niche dans les vignobles de Californie. Une construction bois agrémentée d’une piscine longue et épurée avec deck en ipé. © Joe Fletcher Photography

Innovation. Dans cette villa de Sardaigne, les architectes Paola Rita Farè et Luca Michelon (Ar.En. Studio) ont entouré la piscine de Bamboo Estremo, une lame à base de fibre de bambou, développée par Ravaioli Legnami. © Ar.En. Studio Milano
Auteur : Nathalie Truche
Date de publication : 9 juin 2026
Date de la dernière mise à jour : 21 mai 2026