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Bauhaus : 100 ans de modernisme


Le centième anniversaire du Bauhaus est l’évènement parfait pour mettre en lumière les oeuvres symboliques de ce mouvement qui a bousculé les codes de l’art, de l’architecture et du design.

« Cosmopolite, sobre, fonctionnel… le Bauhaus est intemporel »

Intégrer l’art à la vie quotidienne, tel est le fondement de cette école révolutionnaire créée en 1919 par Walter Gropius à Weimar, puis déplacée à Dessau et enfin à Berlin où elle fut dissoute par les nazis en 1933. Un siècle plus tard, l’esprit du Bauhaus perdure via les paysages urbains et des objets du quotidien. Touche cosmopolite, sobriété et fonctionnalité du mobilier, lignes épurées des constructions… son style intemporel reste actuel. Son bannissement n’a fait qu’encourager les figures tutélaires – tels Ludwig Mies van der Rohe, Paul Klee ou Vassily Kandinsky – à étendre ses valeurs et principes fondateurs hors des frontières allemandes.

De Chicago à Tel Aviv

Le Bauhaus, c’est la conception d’un mode de vie, un espace d’expérimentation et de modernité à travers des matériaux durables (béton, acier, verre) pour des ouvrages minimalistes et fonctionnels. Certains objets usuels sont devenus des icônes du design, comme la théière Brandt, la lampe sphérique Wagenfeld, les tables gigognes Albers, la chaise Wassily par Breuer, le fauteuil Barcelona de Mies. Un héritage répandu dans le monde entier, notamment à Chicago et dans la ville blanche de Tel Aviv. Le Bauhaus lègue ainsi un patrimoine substantiel dont toute la sphère archi-créative s’inspire toujours.


Intemporel. Du patrimoine aux objets du quotidien, l’esprit du Bauhaus perdure. Ci-dessus, la ville blanche de Tel Aviv ; ci-contre, le fauteuil Barcelona de Mies. © Kara

Les tables gigognes de Josef Albers (1926-1927). © Josef Albers

La lampe sphérique blanche sur un cylindre et une base en verre créée par Wilhelm Wagenfeld (1924). © Wilhelm Wagenfeld

La chaise Wassily en acier et cuir conçue par Marcel Breuer (1925). © Marcel Breuer

La théière en argent et ébène de Marianne Brandt (1924). © Marianne Brandt


Nathalie Dassa