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Ana Popescu et l’espace pictural

Cette artiste visuelle d’origine roumaine, qui a longtemps vécu en France avant de s’installer à Vienne, explore l’espace et sa perception dans des compositions apaisantes à l’acrylique.


Pour Rimowa – 2018 – Ana Popescu

En ces temps de confinement généralisé, les oeuvres d’Ana Popescu offrent une bouffée d’air rafraîchissante et vivifiante. Cette diplômée d’une maîtrise en beaux-arts, après avoir étudié la gravure et le dessin à l’Université des Arts Appliqués de Vienne, définit son travail comme des expériences de formes. Son portfolio révèle son goût prononcé pour la déco minimaliste, les couleurs vibrantes et les perspectives déformées dans des espaces souvent inhabités mais non dénués d’une trace humaine, à l’image de sa série Homes. Elle a exposé dans plusieurs galeries (à New York, Tokyo, Londres, Vienne) et collabore régulièrement avec des revues (M le magazine du Monde, Architectural Digest) et des marques de design, comme Tylko, qui l’a mise au défi pour l’une de ses collections. Dans ses rendus, elle utilise essentiellement des peintures acryliques, des marqueurs et des crayons, s’amusant avec la géométrie, les formes (sa série Blue Bathroom), et surtout les ombres et les lumières pour donner de la profondeur, du relief et de l’éclat à ses décors rêvés.

Ambiances paisibles et estivales

Ses compositions claires explorent ainsi l’espace et ses perceptions, faisant la part belle à des villas imaginaires et idylliques au coeur de la nature. Ana Popescu puise son inspiration dans le Bauhaus et l’architecture moderniste californienne pour une approche utopique des espaces de vie. S’il y a également du David Hockney, célèbre pour ses piscines hollywoodiennes à reflets multiples, ses palmiers et ses couleurs pop et saturées, elle pioche aussi dans les clichés de Julius Shulman, les romans graphiques contemporains et ses propres captations photographiques. Mais son talent, on le doit surtout à son coup de pinceau et à tous ces motifs de points qui créent une texture semblable au terrazzo, qu’elle affectionne particulièrement, nous transportant dans un univers entre réalisme et surréalisme. La vision singulière de cette artiste de trente-deux ans brouille ainsi les lignes de l’art et de l’illustration et fait communiquer superbement intérieurs et extérieurs avec des vues baignées de soleil.


Pour Tylko – 2019 – Ana Popescu 


Pour le court métrage Sois Magique de Roman Veiga – 2019 – Ana Popescu


Pour M le magazine du Monde –  2020 – Ana Popescu


Blue Bathroom I & III – 2019 – Ana Popescu


Fictional Home I – 2017 – Ana Popescu


Homes V & VI – 2018 – Ana Popescu

Son site
Son instagram

Nathalie Dassa



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