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Visite privée et conseils déco chez Cécile Siméone

Il y a eu le mannequinat, la télévision et puis un grand retour à ses premiers amours… Une vie riche pour Cécile Siméone. Reconnue en tant qu’architecte d’intérieur et responsable de la célèbre  boutique Simone Sisters sur Lyon, la voici devenue actrice majeure de la décoration ! Lors d’un généreux échange, Cécile nous a ouvert les portes de sa splendide maison tout en nous livrant ses précieux conseils pour nos intérieurs ! On vous emmène ?     

Un studio d’architecture, votre boutique Simone Sisters… Vous avez un parcours riche. Pouvez-vous nous en parler brièvement ?  La décoration a-t-elle toujours été présente dans votre vie ? 

La déco a toujours été dans ma vie. Mon papa était architecte et constructeur de villas. Et personnellement, il guettait toujours les jolis terrains, les biens de caractère. C’est vrai qu’on a beaucoup déménagé et du coup, maman devait réinventer régulièrement la décoration.

Quant à moi, je n’ai jamais été très scolaire, par contre j’ai toujours été créative, je dessinais beaucoup. Mes parents m’ont inscrit chez Émile Cohl, une excellente école de dessins sur Lyon.

J’ai d’abord travaillé dans un atelier de dessins textiles et puis la vie m’a emmenée ailleurs… J’ai été repérée par une agence de mannequinat et je suis partie sur Paris pour faire carrière dans ce domaine. C’était une expérience incroyable. Ensuite, il y a eu la télé. Je suis ensuite revenue à ma partie artistique.

Mais déjà, dans mon premier petit appartement parisien, je repeignais les murs, je ne savais pas coudre mais je recouvrais mes canapés avec des tissus incroyables que j’allais chercher au marché Saint-Pierre, je chinais…. C’était donc déjà très très présent !

Vous et votre famille, vivez dans une ancienne bâtisse que vous avez entièrement repensée. D’ailleurs vous avez acheté une maison avec laquelle vous aviez déjà une histoire… n’est-ce pas ?

Effectivement, elle a vraiment une histoire particulière ! En fait comme mon père, j’ai très souvent changé de maison, je n’ai jamais passé plus de 3 ans dans la même maison. Quand nous sommes revenus sur Lyon la première fois avec mon mari, il y a 20 ans, nous avons loué cette maison dans laquelle nous avions été très heureux. Nous avons dû repartir à Paris et l’avons quittée. Mais quand je suis revenue sur Lyon pour m’installer définitivement, j’ai voulu l’acheter. La propriétaire a refusé, car elle pensait revenir y habiter un jour alors en attendant, elle la louait. Ensuite elle a été squattée puis laissée un peu à l’abandon. Je l’ai récupérée 20 ans après ! Un agent immobilier que je connaissais m’a contactée pour me dire qu’elle était sur le marché, et je me suis dit que c’était un signe, il me la fallait absolument ! J’ai donc enfin pu l’acheter, mais il y a eu énormément de travail dedans. Nous avons fait un an de travaux.

Aujourd’hui, comment qualifieriez-vous le style de votre intérieur ? Qu’est-ce qui vous plaît le plus chez vous ?

Toutes les maisons que j’ai eues (même si j’ai beaucoup déménagé) ont toujours été très importantes ! Je les considère un peu presque comme des « personnes ». Et celle-ci, je dirais que c’est LA MAMMA ! Elle a ce côté plantureux, une grosse maison en pierres, plantée dans le sol. Dedans, j’ai mis un mélange de tout ce qui me plaît vraiment ! On va avoir un style wabi-sabi par le béton, le côté minéral que j’ai pu employer dans la cuisine. Les années 50 sont aussi présentes via ce que je chine. Et puis l’industriel via des tables d’atelier.

C’est un savant mélange de différentes inspirations.

Mais ce que je recherche toujours dans la décoration, c’est d’être rassurée. On retrouve beaucoup de bois, de matières lourdes / laineuses.

Je dirais que j’ai une décoration enveloppante !

Pas de couleurs vives, plutôt des couleurs sourdes ; vous avez également dû jouer d’astuces pour aménager une cuisine assez sombre et y faire entrer la lumière en misant sur le blanc du sol aux éléments… De quoi vous êtes-vous inspirée et vous inspirez vous en règle générale ?

En effet, comme c’était une pièce très sombre, je suis allée puiser l’inspiration dans les cuisines grecques, très blanches, très lumineuses. J’ai mis du béton blanc au sol, mais aussi sur des bâtis (portes de tiroirs notamment) et j’ai ramené de la chaleur via un plafond en bois.

Egalement, je ne voulais pas de cuisiniste, j’avais envie de quelque chose en bâti. J’ai travaillé avec un menuisier et nous avons réussi à donner à cette cuisine, l’allure générale qu’a  la maison : bien plantée dans le sol. Pas de meubles fins par exemple, on a joué l’épaisseur sur l’îlot et sur les meubles en bâti.

Quel est l’objet et/ou le meuble que l’on peut trouver chez vous et chez personne d’autre ? Et pouvez-vous nous raconter son histoire.

Il y a un très beau lustre qui me suit depuis plus de 10 ans et que je ne laisserai jamais. Il est dans ma montée d’escalier. Il est en cristal et date des débuts de l’électricité. Je l’ai trouvé chez une antiquaire. Quand je l’ai acheté, je n’ai pas pu le prendre tout de suite car ma maison de l’époque n’était pas finie. Il est resté exposé chez elle pendant 3 mois et fut très très courtisé MAIS je l’avais déjà payé, il était pour moi :) !

Côté travail, 10 ans maintenant que vous avez créé votre boutique Simone Sisters à Lyon. Comment faites-vous la  sélection de ce que vous y proposez ? Et quelles sont les pièces phares du moment ?

Je découvre des marques via des magazines de décoration, via pinterest, via les grands salons… Ce sont d’excellentes sources. J’ai aussi des marques qui viennent à moi. Cependant j’ai toujours acheté de la même manière, en fonction de ce que j’aime vraiment et que je pourrais mettre chez moi. On aura beau me dire « cette pièce est un best seller », si elle ne me plaît pas, je ne la prendrai pas !

Je fonctionne vraiment au coup de cœur. Je fais aussi très attention aux modes de fabrication, à la façon dont les choses sont faites ;  on ne peut pas passer à côté de l’éthique en ce moment.

En pièces phares, il y a par exemple le lampadaire Mante Religieuse de Rispal. C’est un gros budget, car c’est vraiment une œuvre d’art.

Sinon le côté industriel des lampes DCW.

Et j’ai aussi un fournisseur qui fait fabrique des buffets ou meubles bas à partir de vieux bois trouvé dans d’anciennes maisons chinoises. Le bois a déjà une patine et ça donne des pièces vraiment très belles. J’en ai pris un pour moi et j’ai créé mon meuble de salle de bains avec.

Avec votre studio d’architecture d’intérieur, vous travaillez autant sur des projets pour les particuliers que pour les professionnels. Quelle est votre « signature » ?

C’est de savoir vraiment mélanger et croiser les styles. De savoir chiner le bon tableau, trouver de belles matières. Je fonctionne beaucoup avec l’inconscient collectif. Je travaille avec des matières qui peuvent rappeler des choses aux gens, réveiller des images de leur enfance. Des pièces qui pourraient sembler ringardes, mais qui, bien associées, reprennent de la valeur décorative et deviennent réconfortantes. 

Je dirais que je tends vers une architecture d’intérieur et une décoration enveloppantes !

Projet dans un appartement Haussmannien

L’anxiété est quasi omniprésente depuis quelques temps… Sans tout bouleverser dans la maison, quelles seraient vos astuces pour apaiser un intérieur  et se sentir au mieux chez soi ?

Souvent les gens ont des pièces « vides », qu’elles soient grandes ou pas ! Je conseille de créer des recoins, des niches. Il faut sectoriser pour se sentir « tenu ». On peut sectoriser facilement avec une bibliothèque, un canapé.

Vous accordez beaucoup d’importance à la lumière indirecte. Vos conseils pour choisir et positionner les luminaires ?

Les suspensions par exemple sont là pour décorer et être un simple petit point lumineux.

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