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Le Mazot d’Émile, un bijou du patrimoine


À Samoëns, Philippe Deffaugt a transformé le mazot familial pour offrir aux amoureux voyageurs un cocon où se tisser de précieux souvenirs.

Quand j’ai récupéré le mazot, j’ai découvert des outils, des bouteilles de gnôle, et des vieux vêtements » explique Philippe Deffaugt, fier d’ouvrir la porte de cette bâtisse du XVIIIe siècle qui appartenait au frère de sa grand-mère, Émile. Passionné d’architecture et attaché au patrimoine familial, Philippe rénove et agrandit le lieu un peu trop petit pour un hébergement confortable : huit mois de travaux. Pour l’extension en bois (à l’arrière) et le soubassement en pierre, le propriétaire fait appel à un architecte de Saint-Gervais et s’entoure d’artisans septimontains, conscients de la valeur inestimable de ce bien. Dans les veines de ce grenier en madrier (ni clou, ni vis, chaque morceau s’emboîte), le bois brut – pin et sapin – est sablé comme à l’ancienne à l’extérieur, et gratté, brûlé ou vieilli pour retrouver l’esprit d’antan à l’intérieur. Côté déco, les rideaux Arpin réchauffent l’atmosphère quand le travertin vieilli au sol invite à quitter ses souliers. Avec ses 32 m², Le Mazot d’Émile offre le confort moderne d’un hébergement étoilé : au rez-de-chaussée l’entrée, la salle de bains avec douche à l’italienne, la cuisine grand luxe donnent sur la pièce à vivre cosy. À l’étage, la chambre, ses coussins et plaids tout doux donnent envie de s’y lover.


Les mazots
Ces mini-chalets servaient jadis à conserver ce qu’on avait de plus précieux (céréales, salaisons, habits du dimanche…) en les isolant des feux qui pouvaient embraser l’habitation principale.


Laure Béchade