Ravissement des yeux
Pour obtenir ce rendu 3D, qu’il considère comme une forme d’art, il manipule les logiciels Cinema4d, Redshift, Photoshop et Lightroom. Si ses inspirations restent souvent intuitives, il puise dans le modernisme, la peinture, chez David Chipperfield ou encore Aldo Rossi. Ainsi, terrasses idylliques, piscines à escaliers, bassins d’eau clair et pur et autres bow-windows se confrontent aux éléments (eau, terre, vent, soleil), aux matières (agrégats de pierre, sable, rochers) et aux formes ondoyantes et circulaires (arches entre ciel, mer et piscine où volettent des voilages). Ces textures se fondent dans des paysages à la fois improbables et mirifiques ; sis en plein outback ou envahis de roches magmatiques volcaniques et de blocs de glace rosés. Christodoulou fige le temps, jouant avec la réflection de l’eau et des fenêtres, les effets de flou, de lumière et de brume, la profondeur de champ, et même les bruits de la nature dans ses posts vidéos. Des fantasmes d’évasion en trois dimensions qui donnent envie de s’y promener et de s’y prélasser. Crédits et Légendes : © Alexis Christodoulou Texte : Nathalie DassaPlongée dans le monde onirique d’Alexis Christodoulou
- Auteur : Nathalie Dassa
- Date de publication : 12 août 2024
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– Édito de Nathalie Truche –
L’hiver sent le sapin. Adieu vieille branche et bon vent ! Au sommaire cet été : quand les designers bûchent à ciel ouvert, l’outdoor sort de l’ornière ; Maison&Objet pour y glaner des pépites de derrière les fagots ; un dossier soigneusement biseauté pour montrer de quel bois TRAITS D’CO se chauffe, de quelle essence il revêt sa terrasse, barde son logis, façonne son ossature, habille sa cuisine. Dans cette édition, chêne, mélèze et platane sculptent un mobilier au grain affirmé ; la rédaction sème des villas à la volée : sur les coteaux du Beaujolais, dans la jungle costaricaine, sous les palmiers de Beverly Hills et les amandiers en Inde. Architectures urbaines joliment charpentées, portrait de scénographe que rien ne “frêne”, hôtels de luxe et de “charme” : un numéro parfaitement ciselé, poncé, verni. Après des mois de déco-boulot-dodo, votre magazine file au bouleau – celui qui fait de l’ombre – et vous souhaite une magnifique saison sous la ramure !