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Quartier Galbert Annecy : la caserne gravée dans la mémoire

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Annecy, histoire du quartier Galbert

Avant de revêtir l’uniforme de la modernité, le secteur de Galbert à Annecy a abrité des troupes militaires pendant un siècle.

En 1886, le maire d’Annecy, Jean-Louis Grivaz, suggère d’accueillir une caserne militaire dans sa ville. L’élu propose trois terrains d’envergure au ministère de la Guerre : un premier avenue Bouvard, un deuxième rue Guillaume Fichet et un troisième avenue de Genève. Moins cher et plus isolé, le dernier emplacement l’emporte.

A l’automne 1889, le 11e Bataillon de Chasseurs à Pied (BCP) peut enfin s’établir dans la caserne des Fins. Soit un retard d’un an et demi sur les prévisions initiales, les autorités ayant décidé de bouleverser leurs plans en cours de chantier. Ce n’est en effet plus un seul bâtiment de quatre étages qui logera 650 hommes mais une douzaine de bâtisses de plain-pied ! Ce choix de construction confèrera ainsi au quartier ce fameux aspect « baraqué » que l’on retrouve sur les photos d’époque.

Démolition totale

1922. Au revoir le 11e BCP et bonjour le 27e Bataillon de Chasseurs Alpins (BCA) qui prend le relais à son retour de Pologne. La base militaire – rebaptisée caserne Galbert – loge les troupes jusqu’à leur déménagement en 1997 vers un site plus grand et plus moderne : la caserne Tom Morel à Cran-Gevrier.

À Galbert, quelques nostalgiques militent pour la conservation de certains vestiges tels que la chapelle et le lavoir-séchoir. Mais la ville d’Annecy, désormais propriétaire du foncier, ne voit en la caserne aucun intérêt architectural et procède à la démolition du bâti, offrant ainsi une nouvelle vie au quartier.

Reportage de Louise Raffin-Luxembourg


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