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Franco Lella, cogérant de Carrelages du Mont-Blanc

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Tendance carrelage

Le développement de Carrelages du Mont-Blanc à Sallanches a suivi la dynamique du département. Rencontre avec Franco Lella, cogérant de la société familiale née il y a près de 40 ans.  

Traits D’co : Quelques mots sur l’histoire de Carrelages du Mont-Blanc…

Franco Lella?: Nous sommes une entreprise familiale créée en 1976 par mon père Mario, artisan carreleur. Rentré dans l’entreprise en 1980, j’ai été rejoint l’année suivante par mon frère Carlo et ma sœur Anne-Marie.

Comment a évolué la société ?

À nos débuts, la salle d’exposition faisait 80 m2, aujourd’hui elle frôle les 800 m2. Notre évolution a accompagné le dévelop­pement de la vallée, puis notre zone de livraison s’est étendue jusqu’à Annemasse. Depuis une quinzaine d’années, face à une demande importante, nous exportons aussi beaucoup vers Genève et ses alentours. En 2005, nous avons ouvert une succursale – Ornex Carrelages – dans le pays de Gex. Nous avons la chance d’avoir été portés par une région au fort dynamisme économique, grâce aux stations de ski notamment. Notre chiffre d’affaires se répartit à environ 50-50 entre les particuliers et les professionnels.

« Notre évolution a accompagné le développement de la vallée »

Comment sélectionnez-vous vos produits ?

Nous choisissons parmi les collections présentées par nos principaux fournisseurs qui sont à 80 % italiens et 20 % espagnols. Leur proximité représente un avantage au niveau de la rapidité d’approvisionnement. De plus, l’Italie est le précurseur de la céramique, que ce soit dans les outils de production, le savoir-faire ou l’esthétique. Le salon international de la céramique à Bologne nous permet également de découvrir chaque année les nouveautés mondiales.

Carreaux : la mode est au XL !

Grands formats, imitation bois ou pierre… L’évolution des techniques de fabrication permet de belles innovations.

Les carreaux semblent avoir beaucoup grandi…

Une évolution rapide s’observe depuis une dizaine d’années : les systèmes de fabrication ont changé, permettant d’obtenir de plus grands carreaux. Avant, les classiques étaient en 15 x 15 ou 20 x 20 cm. Désormais, ils sont en 90 x 90 cm, voire 3 x 1,50 m pour le plus grand carreau du monde ! L’intérêt repose sur l’absence de joint. On sent bien que les gens mordent à cette tendance. Bien sûr, il reste les fans de la mosaïque qui demeure indémodable.

Justement, quelles sont les dernières tendances ?

Les techniques actuelles permettent une imitation bois ou pierre de très bonne qualité. Nous avons pris une part de marché importante aux fournisseurs et fabricants de parquet. Les clients s’aperçoivent qu’avec une imitation bois, ils ont un beau produit, pérenne dans le temps et facile d’entretien. La mode fonctionnant par cycle, on voit aussi arriver des imitations marbre. Avec le chauffage au sol de plus en plus répandu, l’aspect froid du carrelage disparaît. Nous notons par ailleurs un retour des carreaux de ciment. Leur côté naturel et leurs motifs géométriques ou ornements mauresques, plaisent beaucoup. De même que les tomettes, que l’on ne voyait plus depuis des années. Leur forme hexagonale casse la monotonie des grandes lignes.

Quelles ont été les innovations marquantes ?

Les progrès technologiques ont modifié la donne : auparavant, pour fabriquer 1 m2, une heure et demie, voire deux heures de cuisson étaient nécessaires. Désormais, en 40 minutes, le produit est emballé et prêt à partir. Ce qui a permis de faire baisser les prix.

Comment voyez-vous l’évolution du carrelage ?

Ils ne seront pas plus grands, c’est sûr ! Des efforts ont été portés sur la qualité du produit avec, aujourd’hui, une très forte résistance à l’usure et aux chocs. À l’avenir, je pense que l’on sera toujours plus précis dans la reproduction, dans les détails, dans la finesse des imitations.

Recueilli par Louise Raffin-Luxembourg


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