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Interview Stéphane Thébaut : la déco en héritage

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L’animateur Stéphane Thébaut se livre à traits D’co

Installé?depuis?sept?ans?à?Veyrier-du-lac,?l’animateur emblématique de l’émission La Maison France 5 répond aux questions de traits D’Co.

Traits?D’co?:?Comment?expliquez-vous?le?succès?de?La?Maison France 5 ?

D’abord par le contexte économique : les gens ont moins d’argent pour sortir alors ils reçoivent davantage. Mais pour recevoir, il faut un intérieur sympa, du coup la décoration est devenue un produit de consommation. Et puis, notre émission est généraliste, on y parle de design, de déco, d’architecture, je crois que chacun y trouve son compte en 45 minutes.

Comment choisissez-vous les sites de tournage ?

Nous visitons des maisons exceptionnelles, pour lesquelles il y a une histoire à raconter. Mon côté caméléon me permet de créer une proximité avec mes interlocuteurs parce que je me sens à l’aise avec tout le monde. Et si la décoration ne me plaît pas, je ne l’exprime pas. A quel titre, mes goûts seraient supérieurs à ceux des autres ? J’essaie au contraire de comprendre et d’expliquer les choix du propriétaire.

Inspiré par la région ?

Il ne se passe pas un an sans que je tourne ici. Val d’Isère, la Clusaz, les Gets, Avoriaz, Megève… On y trouve de beaux exemples de chalets qui cadrent parfaitement avec un tournage en hiver. Mais je ne fais pas de visite gratuite : le chalet de luxe construit à Courchevel par un milliardaire russe ne m’intéresse pas. Il faut que l’endroit ait une âme.

La déco, vous êtes tombé dedans quand vous étiez petit ?

En quelque sorte, oui ! L’héritage d’un père très bricoleur et d’un beau-père compagnon tailleur de pierres. Ils m’ont transmis leur passion. Je suis un vrai touche-à-tout, je bricole et change de déco régulièrement, une rénovation par ci, un coup de peinture par là…

A quoi ressemble votre maison idéale ?

Je n’opterais pas pour une construction neuve. Plutôt une vieille bâtisse, type ferme de montagne autour d’Annecy. Je casserais tout l’intérieur pour lui apporter une touche plus contemporaine dans le volume, pas forcément dans la décoration. J’y vois une grande pièce à vivre avec une cuisine qui ouvre sur la salle à manger.

Quel premier objet y poseriez-vous ?

J’ai une énorme statue en bois dont je ne connais ni l’origine, ni l’artiste mais que j’embarque à chaque déménagement. Un ami me l’a offerte pour mon premier appartement quand j’avais 18 ans. On y voit ce qu’on veut : une femme avec un enfant ou un gant de boxe…

Comment avez-vous découvert Annecy ?

En effectuant mon service militaire au 27e BCA en 1982. C’est un coin magique. Je me suis aussitôt dit : « Le jour où je peux, je m’y installe. » Et pas un jour je ne regrette mon choix ! ?

Recueilli par Louise Raffin-Luxembourg