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Patricia Debuchy : le bonheur en mouvement

Patricia Debuchy portrait


Haut-savoyarde depuis trois ans, l’artiste peintre Patricia Debuchy est exposée à la galerie Au-delà des apparences à Annecy jusqu’au 30 novembre. Ses œuvres sincères et vibrantes portent en elles le bonheur de vivre.

Patricia Debuchy a la foi. La foi dans l’amour, le partage, l’espérance. Dieu vit en elle, la peinture aussi. Elle a toujours voulu être peintre, depuis l’âge de 10 ans. Une envie, un désir enfoui pendant des années avant de ressurgir à l’aube de ses 50 ans.

Comme le décrit si justement Christian Guex, galeriste d’Au-delà des apparences, « elle porte en elle sa peinture depuis des années, comme on porte un enfant que l’on retient au monde puis que l’on délivre enfin d’une attente trop longue. Une gestation singulière, belle et douloureuse, riche de désirs et de frustrations, qui trouve aujourd’hui dans la grâce du bonheur d’aimer toute l’énergie de peindre. » Bonheur... Le bonheur de peindre pour une artiste qui se révèle être une « peintre du bonheur ».

« Ton devoir est de ne jamais te consumer dans le sacrifice. Ton devoir réel est de sauver ton rêve. » Ces deux phrases, tirées d’une lettre de jeunesse d’Amedeo Modigliani à son ami Oscar Ghiglia résonnent encore dans son esprit.

Le bonheur rêvé

Diplômée des Beaux-Arts avec les félicitations du jury, styliste au sein du prestigieux groupe Hermès, elle a dû « apprendre à désapprendre », à ne plus conjuguer ses œuvres au plus-que-parfait pour en sortir une peinture faite d’émotion, tout en mouvement et en spontanéité. Un lâcher-prise qui aurait plu à Claude Monet, lui qui déclarait à un de ses élèves : « J’aimerais juste vous voir une fois placer sa bouche sous un œil plutôt que sous le nez ! » Elle laisse donc courir ses envies sur la toile, joue avec les couches de peinture acrylique, crée une atmosphère singulière au travers des nuances de gris dans le ciel de ses œuvres représentant des enfants sur la Côte d’Opale, paysage de ses vacances d’enfance…

« J’ai besoin que mon pinceau s’écrase sur la toile ! »

Des moments simples. Des moments nostalgiques où seul le bonheur transparaît, où seul le bonheur transpire dans la simplicité. Le bonheur d’être là. Le bonheur de vivre, tout simplement.

Vincent Louvigne