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Architecture de la Fondation Maeght : minéral et végétal au diapason

Dco-gris


Lumière sur l’architecture de la Fondation Maeght

La Fondation Marguerite et Aimé Maeght est l’exemple d’une architecture jouant avec la nature qui l’entoure et avec les chefs-d’œuvre qu’elle accueille. 

Juchée sur une colline dominant Saint-Paul-de-Vence et la Méditerranée, la Fondation Maeght s’est imposée parmi l’un des principaux musées consacrés à l’art moderne et contemporain. C’est à l’architecte espagnol Josep Lluis Sert que l’on doit ce joyau architectural édifié autour de plusieurs enjeux : construire un musée dans un espace naturel et, en toute logique, adapter une construction fonctionnelle à son environnement.

Formé à l’école d’architecture de Barcelone, sa ville natale, Josep Lluis Sert a imaginé un site à l’accent méditerranéen prononcé. Le bâtiment blanc s’ouvre sur de ravissants patios, un système de demi-voûtes en béton armé, capte la lumière extérieure pour inonder les salles d’exposition tandis que les jardins se parent de terrasses et de bassins.

L’accord parfait entre le site et les œuvres

L’endroit se révèle un terrain de jeu idéal pour les peintres et des sculpteurs qui ont étroitement collaboré à sa réalisation : leurs œuvres, souvent monumentales, fusionnent avec le site. À la volée : la cour Giacometti, l’une des œuvres « in situ » les plus célèbres au monde, le laby­rinthe Miró où se faufilent sculptures et céramiques, les mosaïques murales de Chagall et de Tal-Coat, le bassin et le vitrail de Braque, la fontaine de Bury…

L’union de la pierre, du végétal et de l’eau apporte l’équilibre parfait entre l’architecture et la nature.

Louise Raffin-Luxembourg